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Le Corps expéditionnaire britannique

Le Corps expéditionnaire britannique

Le Corps expéditionnaire britannique (BEF) stationné en France au printemps 1940 était commandé par Lord Gort. Le BEF était considéré comme une formidable unité de combat mais contre le blitzkrieg, il n'avait pas grand-chose à offrir. Contre l'assaut du blitzkrieg, le BEF se retire, avec les restes de l'armée française, à Dunkerque.

Lorsque le BEF a été déployé en France au début de la guerre, il était basé de Bailleul à Maulde, au nord-est de Douai. Le 9 mai, un jour avant l'attaque allemande, il comprenait 9 divisions d'infanterie et une autre division (la 51st Highland) envoyées sur la ligne Maginot pour renforcer les défenses de la Sarre.

Bien que Lord Gort était en théorie sous le commandement des Français, il était un commandant à part entière. Il avait donc un certain degré d'indépendance à part entière. On lui avait dit à Londres que:

«Si un ordre donné par lui (le général Georges) vous semble mettre en péril la British Field Force, il est convenu entre les gouvernements britannique et français que vous devriez avoir la possibilité de faire appel au gouvernement britannique avant d'exécuter cet ordre.»

En France, le BEF a aidé à patrouiller sur une longueur de 200 milles de la frontière française. Bien qu'il s'agisse d'une unité militaire professionnelle et hautement considérée, une telle tâche était presque impossible à exécuter complètement.

Après l'attaque de la Pologne, le BEF en France a passé beaucoup de temps à s'entraîner pour ce qui était supposé être une attaque allemande à l'ouest. Tel était le respect pour le BEF, que les renseignements allemands ont déclaré que:

«Les divisions régulières (du BEF) se battront courageusement. Leur résilience face aux pertes et aux revers doit être jugée élevée. »

Cependant, ces applaudissements pour les soldats du BEF ne correspondaient pas à la croyance des Allemands en la capacité des officiers supérieurs du BEF. Les Allemands ont conclu que:

«Parmi (les commandants britanniques), il y avait une aversion pour prendre des décisions audacieuses.»

Une telle attitude, naturellement, n'était pas partagée par le BEF.

«En ce qui les concernait (officiers britanniques), ils étaient tous tranquillement confiants dans leur capacité à donner un bon aperçu d'eux-mêmes contre tous les arrivants.» (Major-général Barry)

Entre son arrivée en France et l'attaque allemande, le BEF avait passé son temps à construire des défenses et à entreprendre des programmes de formation avec des divisions territoriales. Selon les normes de l'époque, le BEF était très apprécié mais il ne pouvait pas faire grand-chose pour endiguer le flux des Allemands après leur attaque-éclair du 10 mai 1940. Recul forcé avec peu de possibilité de contre-attaquer, le BEF fut poussé sur le plages à Dunkerque.